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L’éditeur identitaire renonce à publier Matzneff après des “menaces de mort”
#Matzneff #pédocriminalité
Article mis en ligne le 25 octobre 2022
dernière modification le 24 octobre 2022

« Certaines réactions sont totalement démesurées. À l’heure où la liberté d’expression recule dangereusement, la Nouvelle Librairie entend s’en faire garante. Elle ne peut toutefois accepter les menaces de mort sérieuses adressées à son personnel, qu’elle doit protéger », peut-on lire dans un communiqué de La Nouvelle Librairie de ce 24 octobre.

Elle déclare avoir été la cible d’actes de vandalisme, et explique que « désormais, ces dégradations se doublent d’un véritable danger ». La direction ajoute ensuite avoir pris cette décision, « pour la sécurité physique de ses employés ».

Ces Derniers écrits avant le massacre devaient rassembler des papiers rédigés entre 2015 et 2019, soit inédits, soit sortis dans divers organes de presse, essentiellement tirés du Point, où Gabriel Matzneff a été chroniqueur. « (...)

Ces textes sont antérieurs à la parution en janvier 2020 du roman Le Consentement, de Vanessa Springora, chez Grasset. Vanessa Springora y racontait l’emprise qu’avait exercée Gabriel Matzneff : elle n’avait même pas 14 ans et lui près de 50 ans. Si l’écrivain n’a jamais caché ses pratiques, se revendiquant lui-même « pédophile », il a longtemps bénéficié d’une tolérance liée à l’époque et à un certain milieu intellectuel germanopratin. La même année, il a été décidé par ses éditeurs de retirer de la vente tous ses titres.

Il a été également privé d’une aide du Centre national du livre (CNL) destinée aux auteurs à faibles revenus malgré leur contribution au rayonnement de la littérature française, qu’il touchait depuis 2002.

En août dernier, Gabriel Matzneff est passé en audition libre devant les policiers de l’Office central de répression des violences aux personnes (OCRVP).

L’auteur a obtenu le Prix Renaudot de l’essai en 2013 pour un recueil similaire, Séraphin, c’est la fin ! Après un dernier tome de son journal en 2019, et le début de l’« affaire Matzneff », il avait été lâché par son éditeur, Gallimard. Il avait alors auto-édité en 2021 un récit pour se justifier, intitulé Vanessavirus.