Le parlement iranien vient de voter l’interdiction des formes de contraception permanente. Objectif : faire remonter le taux de natalité.
Le leader religieux Ali Khamenei avait publié en mai dernier un décret enjoignant à un surcroît de natalité afin d’éviter un déclin démographique et de « renforcer l’identité nationale ». Ce n’est pas le premier signal dans ce sens. Déjà en août 2012 le pouvoir iranien annonçait son intention de supprimer le budget consacré au planning familial. La nouvelle loi interdit aussi toute promotion du contrôle des naissances, selon l’agence Reuters..
Pour de nombreuses Iraniennes, cette nouvelle politique familiale aura des conséquences négatives sur leur vie et leurs droits, en les renvoyant dans la sphère domestique.
Des experts s’inquiètent également d’un risque accru d’avortement illégaux, dont le taux est déjà très élevé. L’avortement n’est autorisé en Iran qu’en cas de danger pour la santé de la mère.
En Turquie aussi, le pouvoir cherche à promouvoir une politique nataliste. (...)