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Marie-Claude Saliceti
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France Télévisions : en grève le 17 octobre (communiqués)
Article mis en ligne le 15 octobre 2017

Nous publions ci-dessous le préavis de grève déposé par la CGT, la CFDT et FO, ainsi qu’un communiqué de la CGT de France Télévisions (Acrimed)

Mais quelle est donc la stratégie du gouvernement pour France télévisions ? (CGT de France Télévisions)

Bien malin qui peut répondre à cette question. Pour l’instant celui qui a la mission de gouverner (gouverner c’est prévoir), n’a visiblement qu’une seule volonté, amputer le budget de l’entreprise de 50 M€ en 2018.

Incompétence manifeste…

Vu de loin, sous les lambris dorés du ministère de « tutelle », 50 M€ ça peut paraître mineur dans un budget de près de 3 Milliards d’euros. Cet argument fait d’ailleurs partie des éléments de langage que la ministre répète en boucle à longueur d’interview. Et pourtant…

50 M€, c’est plus de 3 fois le budget identifié de la chaine info, c’est la moitié du budget du Pôle Nord-Ouest de France 3, c’est plus de la moitié du budget de la filière production de France télévisions, c’est le budget d’une trentaine de locales, etc.

Cette coupe claire est une véritable déclaration de guerre à l’encontre des salariés d’une entreprise « à l’os », qui subissent depuis des années les effets d’une politique de restriction budgétaire bête et méchante et qui ont pourtant relevé tous les défis de la modernisation.

750 postes supprimés entre 2012 et 2015, 500 d’ici 2020 auxquels s’ajouteraient combien de postes à supprimer en 2018 ? 700 ? Plus de 2000 sur la période 2012-2020… 20% des effectifs… Est-ce vraiment ainsi que M. Macron compte s’y prendre pour endiguer le chômage de masse ?

Que penser d’un actionnaire (L’Etat) qui s’autorise, sans aucun scrupule, à renier sa signature sur un contrat d’objectifs et de moyens (COM) signé il y a à peine un an en décembre 2016 ? Marc Tessier, Patrick de Carolis, Rémy Pflimlin et désormais Delphine Ernotte. Tous auront été successivement roulés dans la farine par un actionnaire qui donne, au plus haut niveau, l’exemple de sa déloyauté. (...)

On a la curieuse impression que, pour notre ministre comme pour M. Macron, les seuls critères qui comptent, sont ceux des agences de notation, des marchés financiers, des libéraux de tous poils. Regardez, ça bouge en France, ça se réforme, ça se modernise puisqu’on casse l’emploi public, son périmètre et ses missions...

Il est temps de dire non à cette politique.

Tous en grève et à Paris le 17 octobre !