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L’An 02
Des centres communautaires pour les femmes
Article mis en ligne le 25 octobre 2013

Vous avez envie de vous remettre au yoga ? d’apprendre le français langue étrangère ? besoin d’accéder à un ordi pour votre recherche d’emploi ? d’un lieu pour accueillir un groupe de discussion féministe ? Des centres communautaires permettent aux femmes de mener des activités ensemble. De Montréal à San Francisco, en passant par Portland, et sur le vieux continent à Lille, des femmes s’organisent pour animer des espaces ouverts à toutes, en particulier aux plus fragiles.

Accueillir les femmes migrantes

Le Centre des femmes d’ici et d’ailleurs, dans le quartier populaire de Villeray à Montréal, n’est pas tout à fait comme les autres : dans la mosaïque des centres de femmes qui existent au Québec, il a une couleur… de toutes les couleurs. Les femmes sont accueillies dans quatre langues – français, anglais, espagnol et arabe – et le centre est particulièrement ouvert aux migrantes d’Amérique latine. Il les invite à apprendre le français, avec des cours et des conversations pour toutes.

A San Francisco, The Women’s Building est aussi El Edificio de las mujeres, et utilise les deux langues dans la même mesure. Dans Mission, le quartier hispanique où il s’impose sur la rue avec des murals éclatants et récemment restaurés, c’est une évidence, et les salariées sont pour la plupart des femmes latines. Certaines activités sont aussi disponibles en cantonais, au hasard des propositions qui sont faites au centre.

Chez VioleTTe, à Lille, est située dans le quartier de Moulins, toujours en grande difficulté mais investi désormais par les classes moyennes. Les étudiantes de la fac de droit et les habitantes originaires du Maghreb ou d’Afrique noire qui y cohabitent s’approprient peu la rue, et ce fut pour l’association un défi de s’installer dans l’espace urbain le plus genré de la ville, la place Vanhoenacker. Le centre s’est donné pour ambition d’aller à la rencontre des femmes les plus modestes du quartier, en dialogue avec les services municipaux (...)

Tous ces centres jonglent avec deux dimensions, sociale et politique, de soin et de lutte, qui sont complémentaires mais impliquent parfois des choix stratégiques différents, sur ces questions de salariat et de mixité, mais pas que (5). Chacun trouve son équilibre bien particulier, mais tous sont attentifs à offrir des espaces qui n’existent pas dans le reste de la société, des espaces non-marchands, inclusifs et qui permettent aux femmes de s’accomplir, individuellement et au sein d’un groupe. (...)