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Basta !
Décrypter, résister, inventer : pour des médias d’utilité sociale
Article mis en ligne le 21 mai 2014
dernière modification le 14 mai 2014

A quoi sert un média comme Basta ! ? Vu la profusion de supports d’information aussi divers que variés, il est toujours sain de se poser la question. Surtout après 5 ans d’existence. L’augmentation régulière de notre audience semble confirmer que Basta ! a toute sa place. 15 000 visiteurs mensuels lors du lancement du site en décembre 2008, 450 000 aujourd’hui. Merci !

Avoir une audience, c’est bien. Mais pour quoi faire ? Se fondre dans le conformisme ambiant ? Relayer la énième polémique sur, au choix, la Marseillaise, les roms, l’Eurovision, le port du voile, la dernière scène ultra-violente de Game of Thrones… ? Vendre de la publicité ? Rien de tout cela.

Non, à Basta ! nous aimons bien les sujets complexes. Vous avez dit Transatlantic Trade and Investment Partnership ? On s’y intéresse. Vous entendez « certificat d’obtention végétale » ? On se déplace. Certains s’interrogent sur la réforme des « ratios de solvabilité » des banques ? On interviewe. L’arrivée de la « biologie systémique et synthétique » vous interpelle ? On enquête. Le « système communautaire d’échange de quotas d’émission de CO2 » vous est incompréhensible ? On décrypte. Non par masochisme mais parce que ces sujets, parmi tant d’autres que nous abordons, nous semblent essentiels pour comprendre ce qui est en jeu – la démocratie, la privatisation du vivant ou des richesses créées… – et redonner un pouvoir d’agir aux citoyens qui s’y intéressent.

Des articles à « effet levier »

Raconter des histoires compliquées n’est pas une sinécure. Mais « l’effet levier » qu’ont provoqué plusieurs de nos articles nous a bien fait plaisir. Prenez l’affaire des obscurs « certificats d’obtention végétale » qui n’intéressaient personne mis à part quelques militants défendant les semences comme bien commun. Là encore, notre travail d’information a permis de montrer les menaces pesant sur la liberté de cultiver et de mettre en lumière le rôle de grands groupes privés impatients de tout breveter.

Le « succès d’audience » de ces articles a permis de renforcer les mobilisations émergentes, en particulier lors du vote de la loi sur les contrefaçons. De nombreux lecteurs ont alors interpellé des députés. Rares sont les rédactions qui se sont attelées à ce sujet. Ce combat contre l’accaparement du vivant par des intérêts privés n’est d’ailleurs toujours pas terminé. Notre dossier « Main basse sur les semences » témoigne de notre acuité sur le sujet. (...)