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RFI
Chine : deux journalistes indépendants arrêtés, RSF dénonce « un acte de persécution »
#Chine #journalistes #libertedelapresse
Article mis en ligne le 5 février 2026

En Chine, deux journalistes indépendants ont été arrêtés après avoir révélé un cas de corruption au sein d’un gouvernement local. Ils sont accusés de « fausses accusations » et « d’activités commerciales illégales » après la publication d’un article sur les méthodes coercitives d’un cadre local du Parti contre des entreprises privées. Dans ce pays, où 120 reporters se trouvent derrière les barreaux, et qualifié de plus grande prison de journalistes au monde par Reporters sans frontières, il subsiste encore quelques reporters indépendants sur les réseaux sociaux.

(...) Des arrestations médiatisées

En arrêtant Liu Hu, le Parti communiste chinois a emprisonné un symbole du journalisme d’investigation.

« Auparavant, il travaillait dans un média officiel et autorisé, mais c’est devenu de plus en plus compliqué pour lui. Il a été détenu en 2013, donc il a quitté son journal pour devenir ce que l’on appelle "Zi meiti". » « Zi meiti » signifie « journaliste indépendant » sur les réseaux sociaux, explique Renee Xiao, de l’ONG des défenseurs des droits humains en Chine, à Nicolas Rocca, du service international de RFI.

Les deux journalistes Liu Hu et Wu Yingjiao publient avec leur vrai nom. Pourtant, la plupart utilise un pseudo pour travailler sur les réseaux sociaux comme WeChat ou Weibo.

« Impossible de savoir combien ils sont. Mais de moins en moins, justement à cause de ces arrestations très médiatisées qui visent à faire peur aux autres », poursuit Renee Xiao. (...)

Xi Jiping a pourtant érigé, dès son arrivée au pouvoir, la campagne anti-corruption comme une priorité.
« La Chine est devenue restrictive et hostile »

En Chine, 120 journalistes sont actuellement en détention. Le pays est classé au 178ᵉ rang sur 180 par Reporters sans frontières(RSF). (...)