Un mois pour que l’IRSN daigne expliquer ce qui se passe au WIPP (Waste Isolation Pilot Plant), le Cigéo des Etats-Unis (dans l’état du Nouveau Mexique). L’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), organisme étatique chargé de surveiller et évaluer le nucléaire, dont le site de l’ANDRA à Bure, vient donc de reconnaître (c’est ici) que l’impensable est advenu.
A défaut de réponses, puisque personne ne s’est encore rendu dans les galeries contaminées, nombre de questions se posent :
– comment un incendie a-t-il pu se déclarer dans les galeries d’exploitation ?
– comment des radioéléments ont-ils pu être libérés dans les galeries, alors que les fûts stockés sont réputés étanches ?
– comment des radioéléments (dont parmi les plus toxiques, plutonium et américium) ont-ils pu être détectés à l’extérieur, en surface, alors que les puits de ventilation sont équipés de filtres qualifiés de ‘THE’, très haute efficacité ?
– comment savoir ce qui a causé l’impensable sans aller voir sur place ? et comment aller dans cet espace clos hyper radioactif ?
– comment retirer les colis endommagés qui continuent à contaminer les installations si on ne peut accéder au stockage ?
– et si un nouvel incendie se produit dans ces conditions, comment pouvoir le maîtriser sans accès au foyer ?
On écoutera avec grand intérêt les explications du lanceur d’alerte connu et reconnu, Arnie Gundersen, de Fairewinds Energy (c’est ici remerciements à kna)