À Longyearbyen (Norvège)
« Nous entamons notre descente vers Longyearbyen. Il fait seulement -19°C, sortez les crèmes solaires ! » Le pilote du petit avion qui nous conduit droit vers la capitale du Svalbard éclate de rire. Il est bientôt 13 heures et sur le pôle, il fait nuit comme dans une mine de charbon. Il y a une heure, en passant le cercle arctique, nous avons laissé le soleil derrière nous. Il a disparu par magie derrière l’aile et dans un éclat orangé. Plus un rayon avant une semaine et notre retour en France – le Svalbard est plongé dans la nuit polaire trois mois par an (lire l’épisode 1, « Au Svalbard, un chaud polaire »).
(...) Rassurant, l’ours polaire empaillé surplombant le tapis roulant des bagages est toujours là. Les immenses baies vitrées de l’aéroport donnent sur l’obscurité éclairée par les phares du bus qui attend d’emporter les voyageurs emmitouflés jusqu’aux dents. Plus que les autres, cette saison est glaciale. Depuis que nous parcourons par intermittence depuis trois ans le caillou glacé, nous n’avons jamais eu si froid. (...)
Si cet hiver est particulièrement glacial et que les températures dégringolent, le Svalbard continue de se réchauffer plus vite que le reste de la planète (...)