Mercredi 3 juillet, la ministre des droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, présente en conseil des ministres son projet de loi « pour l’égalité entre les femmes et les hommes », qui doit être discuté en septembre à l’Assemblée. Et affiche son volontarisme.
De fait, le périmètre du texte est très large : vingt-cinq articles portant aussi bien sur la parité que sur les violences faites aux femmes ou la lutte contre la précarité, l’idée étant d’aborder « l’égalité dans toutes ses dimensions », selon le ministère.
La Croix a choisi de mettre quatre mesures en exergue, à travers des témoignages de personnes directement concernées : une députée, une mère ne touchant pas sa pension alimentaire, une femme victime de violences et un homme ayant choisi de s’occuper à plein-temps de ses enfants. Tous saluent les évolutions législatives à venir, qui viennent compléter les mesures réglementaires et les initiatives interministérielles du gouvernement depuis un an.
Toutefois, certains observateurs ne cachent pas leur déception quant à la dernière mouture du projet de loi. En effet, le texte ne fait souvent que renforcer ou élargir des dispositions déjà existantes. Et certaines mesures ont été abandonnées, comme l’extension des quotas destinés à féminiser les conseils d’administration des entreprises. (...)