Le gouvernement va-t-il annoncer lundi une réforme du congé parental... au nom de l’égalité, mais en réalité pour faire des économies ?
congé parental réduit de moitié pour les mères ? Dans le cadre de son plan d’économies, le gouvernement devrait annoncer lundi la réduction de moitié du congé parental pour les mères à partir du deuxième enfant, selon Le Parisien.
La loi pour l’égalité a déjà modifié tout récemment les règles de durée du congé parental : il passe de 3 ans maximum à 2 ans et demi, les 6 mois restants pouvant être pris par le deuxième parent.
Le gouvernement envisagerait de modifier encore cette règle, « en accordant un an et demi de congé à chacun des parents. Officiellement, au nom de la fameuse égalité hommes-femmes », souligne Le Parisien. Officiellement, on pourrait donc applaudir cette décision. Sauf que...
La loi pour l’égalité est entrée en vigueur il y a moins de deux mois. La modification en urgence d’une réforme qui vient d’être discutée par les parlementaires peut difficilement être vendue comme une mesure motivée par l’égalité. Pourquoi n’avoir pas plaidé pour ce partage 50/50 lors des débats parlementaires ?
L’enjeu de l’égalité ne peut pas masquer la réalité plus abrupte : il s’agit d’une volonté d’économies budgétaires. Avec de vrais morceaux de cynisme dedans. Certes, si les deux parents prennent leur congé, on ne peut pas parler de régression. Deux fois un an et demi, la durée totale reste à trois ans. Sauf que le gouvernement table « sur le fait que les hommes seront peu nombreux à faire valoir ce droit », écrit Le Parisien. En effet, on ne change pas les mentalités en un coup de décret magique. Avec la réforme votée cette été, le gouvernement disait espérer que 100 000 pères prennent chaque année un congé parental (contre 20 000 aujourd’hui... et plus de 520 000 mères). Un objectif qui était déjà exagéré (Voir : 100 000 pères en congé parental ? C’est peu probable). (...)