à l’intéressante table ronde sur l’Europe sociale, si les postures politiques n’avaient pas prévalu, confie Luc Bérille, secrétaire général de l’Unsa, l’ensemble des présents aurait pu signer une motion dénonçant la mise en veilleuse de l’Europe sociale, appelant à l’instauration d’un salaire minimum dans chaque Etat membre et réclamant la lutte contre tous les dumpings fiscaux et sociaux comme les abus sur les détachements de travailleurs européens, sujet sur lequel travaille activement la CGT.
Une occasion ratée d’appuyer les positions de la France au prochain et décisif sommet européen du 28 juin. Alors même que l’avenir des cinq millions de demandeurs d’emplois inscrits en toutes catégories à Pôle Emploi se joue largement à Bruxelles. Mais ce n’est pas tout.
Dans l’entourage de Michel Sapin, on assure, en effet, que si les emplois d’avenir et contrats de génération ne montent pas plus vite en puissance, ce n’est pas faute d’argent. Mais parce que tout en se désolant de la montée des populismes, et de l’intolérable explosion de chômage des jeunes et des seniors, collectivités publiques, entreprises et branches professionnelles n’ont pas toutes retroussé leurs manches pour se saisir de ses outils.
Les uns et les autres semblent apparemment oublier que la France est en crise depuis cinq ans. (...)