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Cahiers d’exigences « L’Afrique pour les droits des femmes : ratifier et respecter ! »
Article mis en ligne le 9 août 2014
dernière modification le 5 août 2014

Quels sont les engagements pris par tel ou tel pays africain au regard des droits des femmes ? Quels textes ont été signés ou ratifiés ? Ces engagements sont-ils respectés ? Un an après le lancement de la campagne « L’Afrique pour les droits des femmes : ratifier et respecter ! », la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) en collaboration avec cinq organisations non-gouvernementales régionales publiaient leur « Cahier d’exigences ». Par ce nouveau rapport qui analyse les progrès et les obstacles faits aux femmes quant à l’accès à leurs droits fondamentaux dans 31 pays d’Afrique, la Coalition de la campagne appelle tous les gouvernements concernés à RATIFIER les instruments de protection des droits des femmes et à les RESPECTER dans leur intégralité.

Cette campagne a été lancée à l’initiative de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) en collaboration avec cinq organisations non-gouvernementales régionales : L’African Centre for Democracy and Human Rights Studies (ACDHRS), Femmes Africa Solidarité (FAS), Women’s Aid Collective (WACOL), Women in Law and Development in Africa (WILDAF) et Women and Law in Southern Africa (WLSA). Ces organisations composent le Comité de pilotage chargé de la coordination de la campagne.

Réalisé au terme d’une année d’enquête par les organisations de la société civile des pays ciblés, cette étude se penche sur la situation des droits des Africaines dans ces Etats. Destiné aux autorités nationales, ce cahier d’exigences plaide pour l’amélioration et le renforcement des cadres législatifs en faveur des femmes.

De même, en partant de l’idée selon laquelle « le respect des droits des femmes est avant tout une question de volonté politique », il appelle les gouvernements à ratifier l’ensemble des instruments internationaux et régionaux qui vise à les protéger. En effet, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF), son Protocole facultatif, et le Protocole de Maputo, ont été ratifiés par seulement quinze d’entre-eux.

A cette fin, à l’issue de chaque fiche-pays, les auteurs du document ont rédigé des recommandations-clés pour encourager décideurs et législateurs à mettre fin aux discriminations et aux violences à leur égard. (...)

dans la majorité des Etats africains, les femmes sont encore victimes de nombreuses discriminations, de violences perpétrées à leur égard dès le plus jeune âge, et d’atteintes à leurs libertés fondamentales. Bien que des progrès législatifs aient été obtenus dans certains pays, les pratiques discri- minatoires persistent massivement d’un bout à l’autre du continent.

Malgré la ratification par la plupart des Etats africains des instruments internationaux et régionaux de protection des droits des femmes, tels que la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), son Protocole facultatif, ou encore le Protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique (Protocole de Maputo), leurs dispositions ne sont, dans leur majorité, pas respectées, soit par déficit législatif, soit par manque de mesures efficaces permettant la mise en œuvre des lois visant à protéger les droits des femmes. » (...)