Le coordinateur de l’équipe de défense du fondateur de WikiLeaks, qui va tenter d’empêcher l’extradition américaine à partir de lundi, à Londres, défend la qualité de journaliste de son client.
Le créateur du site WikiLeaks, Julian Assange, va tenter de faire échec à son extradition aux Etats-Unis devant un tribunal londonien, à partir du lundi 24 février. Plusieurs de ses avocats et soutiens étaient réunis, le 20 février, à Paris, pour alerter sur la situation du fondateur de WikiLeaks, qui encourt cent soixante-quinze ans de prison aux Etats-Unis pour avoir publié des documents secrets en 2010 et 2011.
Baltasar Garzon, ancien magistrat espagnol spécialiste des droits de l’homme, est le coordinateur de l’équipe de défense du fondateur de WikiLeaks. Il a répondu à nos questions avant cette audience. (...)
De manière générale, nous expliquerons que Julian Assange est un journaliste, l’éditeur de WikiLeaks, qui a dévoilé des crimes graves et des faits illicites, et auquel on ne reconnaît pas sa condition de journaliste. Les révélations de WikiLeaks ont été bonnes pour nous tous. L’accusation d’espionnage par les Etats-Unis tombe de son propre poids : il a reçu des informations, il n’a pas agi en tant qu’espion ! Il a publié les informations reçues en tant que journaliste.
Nous pensons que les Etats-Unis ont toujours essayé de le réduire au silence pour une raison politique. Ils n’y sont pas parvenus, alors ils essaient de l’extrader et de le condamner au péril de sa vie. Il est victime de persécution politique, notamment parce qu’il a été espionné lorsqu’il était dans l’ambassade d’Equateur, à Londres.
Des micros y ont été installés, et des caméras vidéo pour espionner son intimité, celle de ses défenseurs, de ses avocats. Nous avons tous été espionnés, dans le but de constituer le dossier qui nous vaut d’être ici aujourd’hui. Je crois que lors de l’audience nous ferons en sorte d’apporter toute la clarté sur la persécution des services de renseignement des Etats-Unis contre Julian Assange.