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Marie-Claude Saliceti
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BELGIQUE. Stop aux violences sexistes ! Manifestation contre la violence faite aux femmes le 24 novembre !
Article mis en ligne le 18 novembre 2019

La campagne ROSA vous appelle à participer à la manifestation nationale contre les violences faites aux femmes le dimanche 24 novembre prochain, à Bruxelles, à l’initiative de la plate-forme Mirabal. La place des femmes est dans la lutte contre les violences physiques, sexuelles et économiques envers les femmes ou tout être humain.

De plus en plus de femmes osent dénoncer et ouvertement parler des agressions et violences qu’elles subissent, encouragées par les témoignages de #MeToo, par les manifestations de masse et les grèves pour les droits des femmes de ces dernières années. Une nouvelle étude de l’Université de Liège (1) révèle une étudiante sur cinq a subi une tentative de viol ou un viol en Belgique. L’étude confirme l’ampleur du problème. Le sexisme est présent dans tous les domaines de la société, nos campus et écoles n’y échappent pas.

Quand c’est non, c’est non !

Même si on en parle davantage, dénoncer le harcèlement et les violences reste toujours difficile pour les victimes par crainte de n’être pas prises aux sérieux ou d’être culpabilisées. On invoque parfois la tenue d’une femme afin de « justifier’ » son agression voire même pour démontrer qu’il y avait consentement. La campagne ROSA (Résistance contre l’Oppresion, le Sexisme et l’Austérité) revendique le droit de s’habiller comme on le souhaite sans s’exposer au harcèlement ou au jugement culpabilisateur. (...)

Nous militons aussi pour qu’aucune étudiante n’ait à se prostituer pour payer ses études. Cela serait possible avec un salaire étudiant qui couvre l’ensemble des coûts des études. (...)

De plus, les bas revenus et les emplois précaires compliquent la dénonciation du harcèlement au travail. Les femmes craignent de perdre leur emploi et les conséquences que cela entraînerait pour elles-mêmes et leur famille. (...)

Encore une fois, la vulnérabilité économique des femmes les rendent plus dépendantes vis-à-vis de leur conjoint et donc, plus vulnérables face à la violence domestique.

Le regard relativement méprisant porté sur les femmes dans notre société découle en partie de leurs surreprésentation dans les emplois les moins bien rémunérés, du plus grand nombre d’heures de travail non rémunéré qu’elles effectuent, du fait qu’elles souffrent plus fréquemment de pauvreté et qu’elles se retrouvent fréquemment dans une situation de dépendance. La lutte contre les violences envers les femmes passe aussi par leur indépendance économique. (...)