A quel rythme la scolarisation des filles progresse-t-elle dans le monde ? Quels sont les facteurs qui déterminent cette progression ? Quelles autres variables doit-on prendre en considération pour dresser un tableau fidèle de l’égalité des genres dans l’éducation ?
L’UNESCO présente l’Atlas mondial de l’égalité des genres dans l’éducation. Comprenant plus de 120 cartes, graphiques et tableaux, cette parution recueille un large éventail d’indicateurs sexospécifiques et permet de visualiser les parcours éducatifs des garçons et des filles en termes d’accès, de participation et de progression, de l’enseignement primaire à l’enseignement supérieur.
Partout dans le monde, les filles ont été les premières à bénéficier des énormes efforts déployés pour atteindre l’objectif de l’éducation primaire universelle, notamment depuis 1990. Les deux tiers des pays sont parvenus à mettre en place la parité entre les sexes dans le primaire, mais l’accès à l’enseignement secondaire continue à être un défi pour les filles de nombreuses régions, en particulier en Afrique subsaharienne et en Asie de l’Ouest.
Les filles qui accèdent au secondaire ont tendance à obtenir de meilleurs résultats que les garçons. Par conséquent, une augmentation significative de la présence des femmes dans l’enseignement supérieur a été observée, notamment dans les pays à revenu élevé où les étudiantes sont plus nombreuses que les étudiants.
Néanmoins, comme le souligne l’Atlas, ces progrès n’ont pas nécessairement pour effet d’améliorer les possibilités offertes aux femmes en termes d’emploi ou de revenu. (...)
Pour illustrer ces tendances, l’Atlas présente l’espérance de vie scolaire (EVS) dans différents pays et régions du point de vue de l’égalité des sexes. Dans ce cas, l’espérance de vie scolaire est le nombre d’années d’instruction qu’un garçon ou une fille entrant à l’école peut s’attendre à recevoir. Cependant, un enfant peut passer une partie de ces années à redoubler une ou plusieurs classes.
En matière de réduction des disparités entre les sexes, les plus grands progrès ont été réalisés en Asie du Sud et de l’Ouest (...)
Il est important de souligner que ces moyennes régionales masquent des variations considérables entre les pays, notamment ceux où le faible accès à l’éducation est associé à des taux d’abandon et de redoublement élevés. Par conséquent, des millions de filles continuent d’être privées de leur droit à l’éducation et nombre de celles qui en ont les aptitudes n’accèdent jamais à l’enseignement secondaire. (...)