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Algérie : diplômées mais méprisées, vite « périmées »... les femmes fuient
Article mis en ligne le 16 avril 2014
dernière modification le 14 avril 2014

(...) En Algérie, le rêve européen est de plus en plus l’histoire de femmes seules qui partent, elles aussi, tenter leur chance de l’autre coté de la Méditerranée. Certaines s’en vont pour échapper à un destin matrimonial déprimant, la plupart pour se « réaliser ».

(...) « A l’ANPE, on m’a proposé un emploi de femme de ménage, que j’ai refusé.

Alors qu’il avait sous les yeux mon diplôme de master 2 et CV de deux pages ; il me demandait si je savais lire. »

Dehbia : « Aucun Algérien n’a voulu de moi »

Vivre loin des siens et dans une grande métropole, c’est aussi vivre les affres de la solitude affective. Dehbia :

« Les Algériens de France recherchent des femmes très jeunes ou des Françaises quel que soit leur âge.

Nos hommes manifestent une forme de complexe que je n’ai pas encore réussi à comprendre. J’aurais préféré vivre avec un Algérien car tout nous rapproche. Personne n’a voulu de moi. (...)

« Si beaucoup de femmes veulent s’exiler, c’est parce que la société algérienne est sclérosée. Mais la femme vit d’autres problèmes que les hommes ne connaissent pas.

Le problème sentimental est majeur pour celles qui ont dépassé un certain âge ou celles qui ont divorcé : elles sont “périmées”, tout juste bonnes au plaisir éphémère ou carrément reléguées. En Algérie, on ne peut être que mère. La femme, elle, est reniée. » (...)