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Alain Finkielkraut, ses pensées immortelles
Article mis en ligne le 15 avril 2014

Alain Finkielkraut vient d’être élu membre de l’Académie française. S’il s’est fait plus discret depuis quelques années – notamment pour des raisons de santé – le bouillonnant philosophe occupe toujours le devant de la scène et reste régulièrement invité dans les médias pour s’exprimer sur tout et n’importe quoi. De 1995 à 2010, il a été partout, du petit écran à la radio en passant par la presse écrite : seul Internet ne trouve toujours pas grâce à ses yeux. Voici un condensé du meilleur d’Alain Finkielkraut. Pour mémoire, et pour la postérité...

Sur le conflit israélo-palestinien et l’antisémitisme

« Israël n’avait pas d’autre choix que de tenter de juguler lui-même le terrorisme. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de solution militaire qu’une réaction militaire est frappée d’illégitimité. (...) On ne peut à la fois terrifier les gens et leur demander d’obéir scrupuleusement aux conventions de Genève. » La Croix, 17 avril 2002.

« Dans un premier temps, on dit : les Israéliens sont des nazis, et tous les Juifs qui les soutiennent aussi. Dans un deuxième temps, une fois qu’on a nazifié les Israéliens, on reverse sur Israël l’image de la pieuvre ou de l’araignée et le discours paranoïaque des Protocoles des Sages de Sion : ce sont les Juifs qui tirent tous les fils. » L’Arche, mai-juin 2002.

« Pour Le Monde diplomatique et pour Télérama, tous les sionistes sont des chiens, presque tous les Juifs sont des sionistes et donc des chiens, sauf Rony Brauman, ce juif qui sauve l’honneur. » Le Point, 3 octobre 2003. (...)

Sur la critique des médias, les altermondialistes et l’extrême-gauche

À propos de Serge Halimi et de son livre Les nouveaux chiens de garde : « Les vieux démons de l’extrême droite n’ont pas mis longtemps à ranimer ceux de l’ultra-gauche ». Le Monde, 12 décembre 1997.

« Ce qu’il [Pierre Bourdieu] met tant d’énergie à combattre, ce n’est pas le rétrécissement de l’espace public, c’est son existence ; ce n’est pas le journalisme et ses dérives commerciales, c’est l’insulte quotidienne faite par ce qui reste de pluralisme dans notre pays à sa vérité. » Le Monde, 18 septembre 1998.

« Ce ne sont pas seulement des voyous déstructurés qui transposent le conflit du Moyen-Orient en France : l’élite est, une nouvelle fois, au diapason de la racaille. (…) L’homme qui fait des sauts de puce de Seattle à Porto Alegre et de Porto Alegre à Ramallah, ce n’est pas Astérix, c’est Touristix. José Bové, c’est le tourisme érigé en politique. » L’Arche, mai-juin 2002. (...)