Un rapport révélé par Mediapart observe que les épreuves orales d’admission sont plus favorables aux candidats qu’aux candidates. La nouvelle directrice de l’ENA compte corriger cette discrimination.
(...) Aujourd’hui encore, pour intégrer l’ENA, il vaut mieux être un homme. Mediapart dévoile (article réservé aux abonnés), un rapport qui se penche sur la faible représentation des femmes au sein de l’École nationale de l’administration, qui forme l’élite de la République.
Ce document remis au directeur de l’école à l’été 2011, et resté jusque là inédit, met le doigt sur la principale raison de cette sous-représentation : c’est lors des épreuves orales que les candidates sont écartées.
Les chiffres sont éloquents : en moyenne, sur les années 2006-2010, 45,5% des candidats au concours externe étaient des femmes. Mediapart observe : « Après les épreuves d’admissibilité (à l’écrit), elles représentent encore 43 % des admissibles. Mais au bout du compte, après le ’Grand Oral’, elles ne forment plus que 34,5 % des admis. Une baisse de plus de 8 points ! » (...)
Cette situation peut-elle changer ? C’est une femme, Nathalie Loiseau, ancienne directrice générale du Quai d’Orsay, qui vient d’être nommée directrice de l’ENA. Et elle ne se voile pas la face : « il y a une discrimination positive en faveur des hommes. Il faut corriger cela », indique-t-elle à Mediapart.
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