Une accusation américaine à l’encontre de la Chine ravive les tensions entre puissances nucléaires et relance le débat sur l’avenir du contrôle des armements, sur fond de rivalité stratégique accrue et de méfiance croissante entre États dotés de l’arme atomique.
Selon Washington, un signal sismique détecté en juin 2020 à proximité du site de Lop Nor, dans l’ouest de la Chine, correspondrait à une explosion nucléaire de faible puissance. (...)
Pékin rejette catégoriquement ces accusations et accuse Washington de déformer les faits afin de justifier sa propre stratégie nucléaire. Du côté des experts internationaux, la prudence domine : les signaux sismiques observés sont jugés trop faibles pour permettre de confirmer avec certitude qu’il s’agirait d’un essai nucléaire, en l’absence d’éléments techniques suffisants. (...)
le dernier grand traité limitant les arsenaux stratégiques des principales puissances nucléaires est arrivé à expiration, laissant un vide en matière de contrôle des armements.
Dans ce climat, Washington évoque désormais la possibilité de reprendre ses propres essais nucléaires, au nom de l’équilibre stratégique (...)