Un mythe s’écroule et le roi (Albdulaziz Al Saoud) est nu : frappée par la baisse considérable des prix du pétrole, ruinée par sa guerre absurde au Yémen, l’Arabie saoudite est désormais dans l’incapacité de payer les salaires de ses travailleurs locaux ou étrangers, (...)
La crise est d’autant plus grave qu’elle touche les grands chantiers lancés par le régime. La compagnie pétrolière Aramco accuse un déficit budgétaire de 100 milliards de dollars et n’a plus les moyens d’honorer ses factures.
Devant ce marasme, la réaction du gouvernement saoudien oscille entre déni et agressivité. Quand ils ne sont pas tout bonnement interdits de sortie de territoire, les salariés étrangers en panne du moindre revenu sont accusés… de jalousie : (...)
Pas d’échos non plus de cette faillite royale dans la presse occidentale. Il faut dire que la calamiteuse opération “Tempête décisive” au Yémen — rebaptisée récemment opération “Retour de l’espoir”, sans doute parce que celui-ci est supposé faire vivre — continue de plus belle avec la bénédiction suicidaire des puissances occidentales qui fournissent sans désemparer le royaume en armes de destruction massive de civils yéménites. (...)