Casil Europe, l’actionnaire chinois qui détient 49,9% des parts de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, a présenté ce mercredi en assemblée générale une demande de levée exceptionnelle de dividendes de 1,5 million d’euros. Cette levée de fonds à laquelle se sont opposés les représentants des petits actionnaires locaux, a toutefois recueilli une majorité de votes favorables parmi les membres du Conseil de surveillance. Un Conseil de surveillance où siègent six représentants de Casil Europe, quatre de la Chambre de commerce et d’industrie de Toulouse (CCIT), deux de l’Etat, tandis que conseil régional, conseil départemental et Métropole de Toulouse disposent d’une voix chacun.
"L’Etat a choisi son camp, mais ce n’est pas celui de la puissance publique", a-t-on constaté chez les petits actionnaires locaux. C’est en effet grâce aux deux voix de l’Etat-actionnaire que l’investisseur chinois a pu réunir une majorité sur sa demande de levée de fonds exceptionnelle, car elle porte sur les capitaux issus de l’époque où l’aéroport était géré par la puissance publique. Cette somme s’ajoute ainsi aux 5,8 millions d’€ prélevés par ailleurs - et cette fois sur décision unanime du Conseil de surveillance - par l’investisseur asiatique, et qui correspondent à 100% des bénéfices dégagés par l’aéroport de Toulouse en 2016. Soit un total de 7,3 M€ qui font suite à une première ponction de 15 millions, l’an dernier, dans les réserves financières de la plateforme aéroportuaire. (...)