Dos au mur, ne disposant que d’une majorité famélique à la chambre, le ministre Papandréou a fini par céder : son plan d’austérité passera par les Fourches Caudines d’un referendum populaire s’il n’obtient pas une majorité conséquente au parlement fin juin. Ce qui a désormais toutes les chances de se produire.
Hé hé, j’en connais dans les coursives du Titanic financier international qui doivent drôlement serrer les fesses ! Parce que si maintenant on demande à la rue son opinion sur des affaires aussi sérieuses que la dette… Voyez pas que le menu fretin décide de ne plus passer à la caisse ! Bref, le syndrome islandais dans toute sa volcanique puissance. Avec probables effets de chaîne garantis.(...)
C’est qu’un referendum, ça n’est pas du tout la même chose que des élections législatives portugaises(...)
Il est à lire nos médias microcosmiques pour comprendre combien la vieille élite est sonnée, hébétée, devant l’enchaînement des catastrophes qui piétinent sa toute puissance et ses certitudes d’antan. Au point de ne plus rien voir, rien entendre, ni rien comprendre. Le cacochyme Figaro n’a-t-il pas été jusqu’à avoir cru remarquer ce week-end une « faible mobilisation à Athènes contre l’austérité » ?
Or voilà que la démocratie sort petit à petit des plateaux-télé et des instituts de sondage pour réinvestir les rues, les places, les agoras. Oh mais dites donc, l’agora grecque, n’est-ce pas là le berceau de cette idée démocratique monnayée aujourd’hui aux banquiers ? Un retour aux sources qui s’impose de plus en plus. Et vite.(...) Wikio