Un millier de personnes dans les rues de Nouméa ce samedi 14 février et des sit-in un peu partout dans l’archipel : en Nouvelle-Calédonie, les indépendantistes du FLNKS battent le rappel, alors que l’examen du nouveau statut du territoire débute le 24 février au Sénat. Leur but : montrer leur opposition à l’accord dit de Bougival pour peser sur le vote des parlementaires.
Ils veulent que la mobilisation en Nouvelle-Calédonie se voie « jusqu’à Paris », où une délégation conduite par le président du FLNKS multiplie les rencontres pour convaincre les parlementaires de voter contre le nouveau statut de l’archipel. Si la cause semble perdue au Sénat, il n’en va pas de même à l’Assemblée nationale, où le Parti socialiste jouera une nouvelle fois les arbitres. (...)
Une partie des indépendantistes, réunis au sein de l’Union nationale pour l’indépendance, a pourtant signé l’accord avec les autres forces politiques de l’archipel. Mais ses responsables font aujourd’hui face à des revers. Une partie de leurs troupes s’est officiellement prononcée et le leader historique de cette mouvance, Paul Néaoutyine, a lui aussi émis publiquement des réserves.
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