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le Monde
Le libre-échange en Afrique, au-delà des obstacles, la croissance
Article mis en ligne le 18 octobre 2019

La Zone de libre-échange continentale en Afrique a été officiellement lancée en juillet à Niamey et doit devenir effective à l’été 2020.

Le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale encouragent les pays d’Afrique à surmonter les obstacles à l’instauration de leur vaste zone de libre-échange, potentiellement le plus grand marché au monde, susceptible de favoriser durablement la croissance sur le continent.

« Je pense que le pragmatisme des pays va être très important pour trouver la manière d’appliquer l’accord », a souligné David Malpass, le président de la Banque mondiale, en marge des réunions annuelles des institutions de Washington, relevant « les énormes bénéfices du commerce ». (...)

Bien que le libre-échange soit contesté par l’Amérique de Donald Trump, le FMI presse l’Afrique de concrétiser sa grande zone de commerce abolissant barrières tarifaires et non tarifaires pour amplifier la transformation économique de la région en stimulant le commerce interrégional. (...)

La Zone de libre-échange continentale en Afrique (Zlecaf), officiellement lancée en juillet à Niamey, au Niger, avec l’objectif d’un démarrage du marché à partir du 1er juillet 2020, a été signée par la totalité des pays d’Afrique, exception faite de l’Erythrée. Au total, 27 d’entre eux l’ont déjà ratifiée. (...)

Mais ses détracteurs évoquent le manque de complémentarité des économies et redoutent que des importations bon marché ne portent préjudice aux petits producteurs agricoles et industriels. Reda Cherif, expert du département Afrique du FMI, a reconnu qu’à court terme les inégalités pourraient augmenter avec l’instauration de la Zlecaf. « Les pays vont devoir mettre en place des politiques pour faire face aux défis (…), mais les gains économiques seront plus importants » que les nombreuses difficultés, a toutefois tempéré son collègue Hector Perez-Saiz lors d’une conférence consacrée à la Zlecaf.

Les pays vont devoir s’atteler notamment à l’harmonisation des systèmes de paiement régionaux et trouver des règlements pour réduire les risques liés aux transactions commerciales dans plusieurs monnaies différentes. (...)

Les experts notent que les effets négatifs liés à une diminution des recettes budgétaires due à la baisse des droits de douane seront probablement faibles. Mais ils reconnaissent qu’un petit nombre de pays, qui continuent d’appliquer des droits élevés, pourraient subir un impact beaucoup plus sévère.