Les responsables économiques du Front national ont rencontré des banquiers d’affaires et des investisseurs, à Bruxelles et à Paris. Ils ont présenté leur programme et tenté de rassurer sur ses conséquences, avec un résultat plutôt mitigé.
Rarement élection française n’aura autant préoccupé le monde de la finance. Les grands gérants internationaux, comme Pimco, l’un des plus grands fonds obligataires au monde, ou BlackRock, font plancher leurs analystes sur les résultats potentiels de la présidentielle. Idem pour les grandes banques d’affaires, JP Morgan, Morgan Stanley, Citigroup, UBS, ou Nomura. L’objectif ? Décrypter les grands enjeux électoraux, au premier chef la probabilité d’une victoire du Front national et son impact économique.
(...) Selon nos sources, Jean Messiha, coordinateur du projet présidentiel de Marine Le Pen, s’est également exprimé la semaine dernière devant des investisseurs à Paris. Cet énarque d’origine égyptienne, docteur en économie et en disponibilité du ministère de la Défense, est l’un des principaux théoriciens frontistes d’une sortie de l’euro.
Risque politique
Pour le Front national, l’objectif de ces rencontres est clair : apaiser les craintes des marchés, y compris sur les conséquences d’un retour au franc. (...)
la pression sur la dette française liée aux inquiétudes sur une potentielle victoire de Marine Le Pen est loin d’avoir disparu sur les marchés. Ce que confirment les bureaux d’études des grandes banques. (...)