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france-Soir
Faits divers : suicide de l’essai Recovery à l’hydroxychloroquine, soyons sérieux !
Article mis en ligne le 6 juin 2020

En ce jour du 5 juin, un vendredi en fin de journée (comme pour la fameuse étude du Lancet retirée depuis, coïncidence ?), l’essai clinique randomisé appelé Recovery annonce que le traitement à base d’hydroxychloroquine ne fonctionne pas et recommande le retrait immédiat de l’inclusion des patients sur ce traitement.

Rappel concernant la chronologie des derniers évènements (car nous surfons de rebondissements en rebondissements depuis quelques temps)

 Le 22 mai Mehra publie dans le Journal The Lancet une étude sur 96000 dossiers de patients l’HCQ est inefficace mais en plus qu’elle s’avère dangereuse.
 Le 28 mai, un communiqué du comité de contrôle de Recovery indiquait qu’il n’y avait aucun problème avec HCQ et celui-ci recommandait donc de poursuivre le recrutement sans interruption jusqu’à la prochaine réunion prévue le 11 juin.
 Le jeudi 4 juin le MHRA (équivalent de l’Autorité Nationale de Sécurité du Médicament) demandait à Recovery de regarder les résultats de l’étude plus particulièrement pour HCQ, vraisemblablement liée à l’annonce de l’étude Boulware et dans la continuité de l’étude Mehra. Cela correspondrait à la demande du ministre de la Santé du samedi 30 mai 2020 de suspendre l’HCQ de manière hâtive.
Le 4 juin, Le journal The Lancet rétractait la publication en s’excusant, à l’instar du NEJM qui retirait une publication similaire du même auteur s’appuyant également sur les données de cette fameuse société Surgisphère. Le 4 Juin, FranceSoir dénonçait l’étude du NEJM pour des raisons statistiques.
 Le 5 juin, Recovery annonce la suspension des essais avec HCQ pour non-efficacité et un taux de létalité important (...)

Cette étude est entre-autre financée par la Fondation Bill Gates, qui subventionnait également l’hôpital Brigham and Women’s à Boston, d’où est sortie la fameuse étude Mehra retirée depuis. Coïncidence ?

Mais déjà quels sont les résultats annoncés
Les détails de l’étude ne sont bien sûr pas encore en ligne et il faudrait en savoir bien plus pour se faire une opinion sur cette étude, car n’oublions pas que « le diable est dans les détails ». (...)

Les points qui vont immédiatement attirer notre attention sont les suivants : (...)

Ce n’est pas la peine d’aller plus loin dans l’analyse de cette étude qui prescrit des quantités considérées comme sur-dosage par notre propre ANM et entrainent d’être hospitalisé immédiatement. Même sans être positif à la Covid 19 vous vous retrouverez directement à la case Urgence. 
Coïncidence ? Bizarre ? 

Le professeur Perronne nous dit :

« la dose maximum autorisée par l’AMM (Autorisation de mise sur le marché) est de 3 comprimés à 200 mg par jour. Avec Recovery, c’est 12 comprimés le premier jour »

« Suicide, mode d’emploi ».

Il devient urgent pour la santé et la confiance de Français que nos institutions se saisissent rapidement de cette affaire au risque que cela devienne la série tragique de l’été.