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États-Unis. Coup de frein sur la folie du pétrole de schiste
Article mis en ligne le 6 décembre 2019

Grâce au boom de la production de pétrole non conventionnel, les États-Unis sont redevenus, en 2014, le premier producteur au monde d’or noir, devant l’Arabie Saoudite et la Russie. Mais la croissance du pétrole de schiste montre des signes de ralentissement. Explications avec deux experts.

" Je ne pense pas qu’on puisse parler de crise mais plutôt d’une industrie qui continue à changer tout en devenant plus mature ", explique Teodora Cowie, analyste chez Rystad Energy. Il y a en revanche un ralentissement de la production, observe l’experte : " La croissance impressionnante de 2018 (2 millions de barils de plus qu’en 2017) ne se répétera pas. Toutefois, on verra quand même 800 000 barils de pétrole de plus en 2019 par rapport à 2018. Et la plupart de cette croissance vient du pétrole de schiste. "

Comment expliquer ce ralentissement ?

La clé se trouve dans les prix du pétrole, estime Francis Perrin, directeur de recherche à l’Iris, à Paris, et chercheur associé au Policy Center for the New South, de Rabat. " Bien qu’il soit impossible de prévoir les prix du brut, des tendances baissières pèsent sur le marché du fait, notamment, du ralentissement économique mondial et des tensions commerciales sino-américaines. Tout ceci a un impact négatif sur l’attitude de certains investisseurs. De plus, un grand nombre de compagnies productrices d’hydrocarbures non conventionnels sont fortement endettées, ce qui freine leur capacité d’investissement. Le nombre d’appareils de forage en activité tend à diminuer mais la productivité des forages dans les zones de production du pétrole de schiste a continué à augmenter" (...)