Avec le réchauffement de la planète, la banquise fond et la perte de sa surface blanche, qui réfléchissait davantage les rayons du Soleil que l’océan plus sombre, entraîne une hausse accrue des températures. Résultat : la banquise fond encore davantage.
Ce type de cercle vicieux, appelé par les scientifiques une boucle de rétroaction, constitue une source d’inquiétude grandissante pour les experts du climat.
Des chercheurs ont publié vendredi dans la revue One Earth la liste la plus complète à ce jour, selon eux, de ces réactions en chaîne qui s’auto-alimentent.
Et ils tirent la sonnette d’alarme (...)
Les chercheurs appellent ainsi à une "immense mobilisation internationale" de la communauté scientifique pour mieux évaluer l’impact de ces boucles de rétroaction. Ils réclament notamment un rapport supplémentaire du Giec, le groupe d’experts climat de l’ONU, dédié à ce problème.
Ils appellent également à une action climatique "immédiate et colossale" (...)
Au total, les chercheurs ont dénombré 41 boucles de rétroaction climatiques : 27 positives, c’est-à-dire renforçant le réchauffement de la planète, sept négatives, et sept à l’effet encore incertain.
Certaines sont "effrayantes", a confié à l’AFP William Ripple, également co-auteur de l’étude. Comme le dégel du permafrost (ou pergélisol) en Arctique (...)
De la même façon, les incendies, qui se multiplient à cause du changement climatique, rejettent du CO2 aggravant la hausse des températures. (...)
« si les pires risques posés par les boucles de rétroaction et les points de basculement ont été sous-estimés, le futur d’une planète habitable pourrait être en jeu. »