Le syndicat des enseignants SNUipp-FSU et les parents d’élèves réunis dans la FCPE de Seine-Maritime, s’inquiètent sur le protocole sanitaire allégé pour la rentrée 2020-2021.
C’est la seconde rentrée des classes de cette année 2020 si particulière, et le climat n’est pas plus serein qu’en période de déconfinement, tant s’en faut. À l’approche de la date officielle, mardi 1er septembre, la confusion règne aussi bien chez les parents d’élèves que chez les enseignants. L’« impréparation » générale, pour reprendre le terme de la FCPE 76 (Fédération des conseils de parents d’élèves), justifie, selon sa présidente Élisabeth Lechevallier, un report pur et simple de la rentrée 2020-2021. « De deux, trois jours, ou une semaine, pour trouver des solutions concrètes », précise la responsable.
Un protocole sanitaire allégé qui pose question (...)
selon Florence Hérouin-Léautey, adjointe en charge des écoles et de la petite enfance à la mairie de Rouen, la situation n’est pas surprenante. L’affichage des conditions de rentrée dépend des directions des écoles qui attendent, pour certaines, de « connaître les derniers effectifs ». « Cela peut survenir le vendredi 28 août… », indique l’élue. (...)
Élisabeth Lechevallier de la FCPE 76 regrette, d’une part, que les conditions de la rentrée aient été fixées exclusivement par « le ministre de l’Éducation nationale et son équipe », sans consultation des principaux concernés, parents et professeurs. D’autre part, elle pointe du doigt un protocole sanitaire contre la propagation de la Covid-19 allégé, qui n’inclut plus autant de précautions qu’en juin dernier.
« Le nettoyage des locaux n’y apparaît pas… », entre autres. Les lettres envoyées au rectorat de Rouen, pour demander à ce que cette rentrée soit différée, sont restées sans réponse.
Le port du masque facultatif en dessous de 11 ans
Mêmes exigences du côté du SNUipp-FSU 76 (le syndicat des enseignants du premier degré). Sa co-secrétaire, Isabelle Rioual, dénonce elle aussi ce qu’elle considère comme des défaillances dans le protocole sanitaire. L’assouplissement des règles, d’après elle, ne concorde pas avec l’évolution de l’épidémie (...)
Elle estime, qu’au vu des effectifs d’élèves et d’enseignants qu’elle compte, l’Éducation nationale n’est pas en mesure d’assurer la sécurité de tous. (...)
« Les classes à 30 élèves, ce n’est pas possible… Il aurait fallu plus de moyens humains. » La syndicaliste ajoute que le recrutement d’enseignants risque d’être inévitable, « car on ne sait pas combien de temps va durer l’épidémie ».
De son côté, la Ville de Rouen va mettre en place, les semaines des 17 et 24 août, des réunions « à l’attention des parents, des enseignants, des directeurs, pour apporter des réponses ». Florence Hérouin-Léautey ajoute : « Une première réunion permettra de regrouper les questionnements, quand la seconde, certainement le 27 août, consolidera les choses. »
Ces rendez-vous se tiendront en présence du maire, Nicolas Mayer-Rossignol, de l’adjointe elle-même et d’inspecteurs de l’Éducation nationale. En conclusion, l’élue rappelle le « retour d’expérience positif » des accueils de loisirs de la ville, ouverts tout l’été. « Il n’y a eu que deux cas positifs en juillet, et plus d’autres depuis. »