En enquêtant sur les ambitions d’Amazon pour ses épiceries, le Wall Street Journal a découvert un immense projet pour prendre d’assaut le secteur alimentaire à travers les États-Unis.
Nous présentions ce lundi Amazon Go, le nouveau concept radical de boutique du géant américain du e-commerce. Aujourd’hui, c’est l’ensemble de la stratégie d’Amazon qui se dévoile grâce à des sources du dossier qui ont expliqué au Wall Street Journal que la petite épicerie n’était qu’un premier pas sur la route des ambitions colossales d’Amazon.
Pour rappel, Amazon Go est une épicerie située à Seattle dans laquelle on ne trouve pas la moindre caisse mais seulement un large dispositif de surveillance qui permet à la société de facturer chaque achat du client directement sur son compte lorsqu’il franchit les portes de la boutique. Le concept d’Amazon Go tend donc à accélérer les courses des clients mais également de fidéliser sa clientèle.
De l’intérêt de l’épicier dans l’e-commerce
Or c’est là tout l’enjeu de la société, qui, à travers ses épiceries, ne parviendra évidemment pas à tirer d’importants profits compte tenu des faibles marges appliquées aux produits de la vie courante. Néanmoins, ces boutiques restent le point de convergence de tous les consommateurs. (...)
Doté d’un entrepôt et d’un guichet pour les automobilistes, Amazon proposera à ses clients de réaliser leurs courses en ligne avant de les récupérer en voiture sur le point de livraison. L’atout majeur sera alors d’ajouter par exemple un téléviseur et un livre à une commande de produits alimentaires, et le client qui sera venu pour ses courses quotidiennes restera pour les autres offres, là où les marges sont plus importantes.
Enfin, il ne s’agit là que de deux des trois grands concepts d’Amazon pour coloniser le territoire américain. Le dernier est le plus ambitieux et souhaite profondément renouveler le monde de la distribution. (...)
La stratégie colossale d’Amazon le rapproche de son plus vieux rêve : devenir son propre livreur en même temps que celui des boutiques du monde physique. Un vœu qui devient réalisable dès lors qu’en plus des commandes de ses clients, la société rajoute à son flux les livraisons de ses propres magasins et celles de ses concurrents.
Avec autant de trafic géré pour la société, les coûts de transports deviendraient suffisamment faibles pour qu’enfin, le géant devienne total et finisse par avaler la grande distribution américaine.