La CLCV vient de demander à la mairie de Paris, dossier accablant à l’appui, de reprendre la main sur ce service dont la maîtrise a été confiée, sans contrôle et sans discernement, à une filiale d’Engie.
"Au cours de l’année 2016, les usagers de la compagnie parisienne du chauffage urbain (CPCU) attendaient une baisse de 15 % sur leur facture.
Il leur avait été promis que l’approvisionnement devenant plus écologique, ils bénéficieraient d’une baisse du taux de TVA.
Cette baisse de TVA a bien eu lieu, mais la compagnie ne l’a pas répercutée sur les tarifs.
Cet incident est le dernier épisode en date d’une gestion dispendieuse, opaque et qui ne respecte pas l’usager.
En effet, la CPCU fait l’objet de critiques intenses depuis une décennie par les institutions de contrôle. (...)
la ville a promis d’œuvrer pour « que les usagers bénéficient réellement de la baisse de la TVA ». Elle a également souhaité que « soit créée une instance dédiée de dialogue sur l’exercice de la compétence réseau de chaleur ».
Une première réunion de cette instance est prévue le 22 février 2017, avec des représentants de la CLCV.
A la veille de cette première réunion, la CLCV tient à rappeler que la régulation municipale du chauffage urbain parisien est défaillante depuis plusieurs décennies. Nous attendons des actes fermes de la mairie et en premier lieu la baisse de tarif promise.