suite au blocage du Parlement catalan en juin dernier…
Vingt personnes arrêtées à Barcelone, puis relâchées, mais convoquées devant l’Audiencia Nacional, à Madrid, à la demande d’un syndicat de police d’extrême-droite, et au nom d’une loi votée en 1982, lors d’une pseudo-tentative de coup d’Etat, qui avait offert à Juan Carlos la possibilité de conforter la jeune monarchie, héritée de Franco, en adoptant une posture gaullienne de garant des institutions démocratiques. Le groupuscule d’extrême-droite, dont un juge de l’Audiencia nacional a accepté la plainte, s’appelle « Mains propres » (« Manos limpias »).
Les dizaines de milliers de manifestants du 15 juin avaient effectivement bloqué le Parlement catalan où devaient se voter des réductions de budgets sociaux. Et ils criaient : « Personne ne nous représente », « Barcelone ville propre – politiciens à la merde », « El pueblo unido jamas sera vencido »… Il semblerait que les flics fascistes et les manifestants indignés n’aient pas exactement la même notion de la propreté…
Paris s’éveille avait raté alors ce magnifique épisode de la révolution mondiale en cours, quand les députés n’avaient trouvé d’autre moyen que l’hélicoptère pour entrer dans l’enceinte du Parlement, malgré le déchaînement policier, auquel la foule saura résister. Le Jura libertaire par contre, en rendait compte, et nous reproduisons ci-dessous l’excellent article mis en ligne aussitôt. (...) Wikio