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Marie-Claude Saliceti
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Unir les forces de la gauche, sur tout le globe, pour affronter la montée de l’extrême droite et les agressions impérialistes
#antifascisme #portoAlegre
Article mis en ligne le 21 mars 2026

Unir les forces de la gauche, sur tout le globe, pour affronter la montée de l’extrême droite — et les guerres impérialistes, c’est l’objectif de la Première conférence internationale antifasciste pour la souveraineté des peuples qui se tiendra à Porto Alegre, du 26 au 29 mars. Plusieurs milliers de personnes, venues de plus de 70 pays, y sont attendues.

L’événement s’ouvrira par une large manifestation dans les rues de la capitale de l’État du Rio Grande do Sul. Durant trois jours, se dérouleront onze conférences plénières thématiques et 150 activités autogérées (1). Les discussions seront axées sur le renforcement des mouvements sociaux, féministes et syndicaux et de la solidarité internationale dans la lutte contre le fascisme — mais aussi sur les potentialités et les limites de l’action institutionnelle. La solidarité avec Gaza, les luttes contre le négationnisme climatique et pour la réforme agraire, la situation sur le continent américain seront d’autres points forts. En infligeant une défaite à Jair Bolsonaro en 2022, la gauche brésilienne a prouvé qu’il est possible de barrer la voie au danger néofasciste : partis politiques - du PT, social-démocrate, au Psol, gauche radicale en passant par le PC -, mouvements populaires et syndicats ont surmonté leurs désaccords pour faire triompher la candidature de Lula. On retrouve ces acteur·ices au sein du comité unitaire qui organise la conférence.

Si une grande partie des intervenant·es proviendront du continent américain, une large palette d’organisations et mouvements seront représentés à Porto Alegre, berceau du Forum Social Mondial en 2001, et de l’un des principaux mouvements sociaux du continent latino-américain, le Mouvement des sans-terre (MST), dans les années 1980. Plus de 1800 personnalités et militant·es, issu·es des cinq continents, ont signé l’appel international lancé par le CADTM pour inviter à la conférence (2). (...)

Une forme d’internationale néofasciste s’est constituée, notamment sous l’impulsion des Etats-Unis de Donald Trump, et l’extrême droite menace d’accéder au pouvoir dans la plupart des États européens ; en Russie, le régime de Vladimir Poutine a des caractéristiques très proches de celui de Trump ; l’Inde est dirigée par un hindouiste radical et islamophobe, Narendra Modi, tandis qu’en Israël, le gouvernement néofasciste de Benjamin Netanyahou mène un génocide à Gaza depuis plus de deux ans et demi.

À gauche, la riposte peine à s’internationaliser. Les forces qui combattent le fascisme et les agressions impérialistes sont nombreuses et très diverses, et il n’est pas question de gommer ces différences. Il est essentiel de constituer un front large, à l’échelle globale, contre des ennemis de plus en plus menaçants. Cette convergence doit inclure toutes les forces disposées à défendre la classe ouvrière, la paysannerie, les migrant·es, les femmes, les personnes LGBTQIA+, les personnes racisées, les minorités opprimées et les peuples autochtones - tout en défendant la nature et en soutenant les luttes contre l’impérialisme.

La conférence de Porto Alegre tentera d’apporter le début d’une réponse à ce défi. (...)

 Pour signer l’Appel international au renforcement de l’action antifasciste et anti-impérialiste

 programme/inscriptions