Mal de Rhin.
Pesticides, PFAS, substances pharmaceutiques… la nappe phréatique du Rhin supérieur abrite un cocktail de polluants chimiques, selon un rapport publié jeudi. Si l’agriculture productiviste et les industries sont les principales responsables, les rejets des stations d’épuration sont aussi pointés du doigt.
« Il ne reste que quelques points de mesures exempts de traces de micropolluants, ils sont un peu comme le dernier petit village d’Astérix », avance, laconique, Baptiste Rey, coordinateur pour l’Observatoire de la nappe d’Alsace (Aprona) du projet transfrontalier Ermes-ii-Rhin 2022-2025. Cet inventaire scientifique porte sur l’analyse de la qualité de l’eau de la nappe phréatique rhénane. Plus grand réservoir d’eau souterraine en Europe, elle permet d’alimenter près de cinq millions d’habitant·es en eau potable, de Francfort-sur-le-Main (Allemagne) à Bâle (Suisse) en passant par l’Alsace. (...)
Les pesticides, principale source de pollution de la nappe phréatique
Selon le rapport, les pesticides et leurs métabolites « engendrent une pollution diffuse et chronique sur l’ensemble de la nappe rhénane » et ont été identifiés sur 90% des points de mesures. (...)
Le TFA, le « PFAS ultime » omniprésent dans la nappe phréatique (...)
Les rejets des stations d’épurations renforcent la contamination de la nappe (...)