Un migrant syrien de 19 ans est mort dans la Manche dans la nuit de vendredi à samedi en tentant de rejoindre le Royaume-Uni. C’est le "premier décès en mer en 2025" à la frontière franco-britannique, précisent la préfecture du Pas-de-Calais et le parquet de Boulogne-sur-Mer.
(...) Sur le sol de l’embarcation, un homme d’une vingtaine d’années de nationalité syrienne est découvert en arrêt cardio-respiratoire (...), probablement écrasé par les autres migrants", a pour sa part souligné la préfecture.
La victime a "probablement [été] écrasé[e]"
La victime était âgée de 19 ans, et son décès a été constaté à 5h24, a précisé le procureur de Boulogne-sur-Mer. Des investigations médico-légales doivent être effectuées pour "déterminer de façon exacte les causes du décès", a-t-il ajouté. Il a "probablement [été] écrasé" par d’autres migrants dans la cohue du départ, selon la préfecture.
Un homme né en Syrie, âgé de 33 ans, a été "interpellé et placé en garde à vue comme ayant pu organiser le départ", toujours selon le procureur. (...)
Le lendemain, un autre drame en mer a été évité de justesse. Dans la nuit de dimanche à lundi, une quarantaine de migrants, dont quatre femmes, ont été secourus dans la Manche par les forces françaises, indique la presse locale. Les exilés étaient trempés, et sept d’entre eux, tous en urgence relative, ont été transférés à l’hôpital. Les autres ont été pris par en charge par les autorités de la ville d’Ambleteuse, à une vingtaine de kilomètres de Calais, qui a ouvert la salle des sports de la commune pour l’occasion.
"Nos mers se transforment en cimetières"
Depuis plusieurs mois, les associations d’aide aux migrants dénoncent des montées à bord des embarcations de plus en plus chaotiques pour les exilés. Les causes sont nombreuses : canots surchargés, bousculades au moment des montées dans les embarcations, exilés qui tentent de monter dans les canots sans avoir payé leur place, violences de la part des forces de l’ordre françaises pour empêcher les départs. (...)
Quelques heures après l’annonce du décès du jeune Syrien, une marche pour dénoncer la politique a réuni environ 500 personnes à Calais, dont plusieurs élus de gauche. (...)
Dans la manifestation, un groupe d’exilés portait un cercueil noir recouvert de fleurs, et d’autres manifestants une grande banderole affichant les noms de migrants décédés durant leur dangereux périple vers l’Angleterre ces dernières années. (...)