
C’était après la manifestation contre le racisme et les violences policières, samedi 23 septembre. Le maire insoumis René Revol, élu de la commune de Grabels en périphérie de Montpellier, a été repéré, suivi et agressé devant chez lui par deux fascistes. Les individus ont plaqué l’élu âgé de 75 ans contre un mur et l’ont menacé. « Ils m’ont dit (…) “tu es un ami des Arabes, tu perds rien pour attendre” ».
Déjà au mois d’août, le maire avait été victime du déchaînement des fascistes. Après avoir critiqué Robert Ménard, élu d’extrême droite à Béziers, il avait expliqué : « tous les jours, je reçois en mairie des insultes sur fond de racisme insupportable ». Il avait montré un extrait des lettres haineuses et menaces de mort reçues en mairie.
À Montpellier comme ailleurs, l’extrême droite passe à l’acte dans une indifférence et une impunité inquiétantes. (...)
L’agression du maire René Révol est la conséquence de l’ensauvagement de l’extrême droite mais aussi des menaces et attaques systématiques du gouvernement contre la manifestation du 23 septembre, et contre la gauche en général. (...)
Dans l’Hérault, le maire agressé appelle à un rassemblement contre l’extrême-droite, samedi prochain à 17h à Grabels.