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SOS Mediterranée
«  Toutes les vies se valent  » Abandonner des gens en mer, c’est un crime
#SosMediterranee #oceanViking #sauvetages #migrants #immigration #solidarite #rescapés
Article mis en ligne le 23 mars 2025
dernière modification le 21 mars 2025

Vous êtes en détresse en mer. En danger de mort. Selon votre pays d’origine, votre situation financière, votre couleur de peau ou votre statut administratif, vos chances d’obtenir une assistance ne sont pas les mêmes. C’est l’amer constat que pose François Thomas, président de SOS MEDITERRANEE, qui continue de défendre l’inconditionnalité du sauvetage en mer. Pour lui, «  toutes les vies se valent, et la discrimination n’a pas sa place en mer  ».

Lorsque vous naviguez, que ce soit à bord d’un navire de plaisance, d’un navire de pêche, d’un navire de commerce ou militaire, voire d’un sous-marin pour explorer l’épave du Titanic, dès que vous envoyez un appel de détresse aux autorités maritimes compétentes, tout doit être mis en œuvre pour vous secourir, et le contraire serait révoltant.

Or, il y a tout juste un an, en Méditerranée centrale, une embarcation se trouvait en difficulté en pleine mer. Entassées les unes sur les autres dans un pneumatique de fortune, sans eau ni nourriture, les personnes naufragées étaient soumises aux intempéries. Thérèse était parmi l’équipage le jour où l’Ocean Viking a repéré cette embarcation qui dérivait depuis une semaine, avec 25 seulement survivant.e.s à son bord. Les 60 autres personnes embarquées en Libye, dont des femmes et des enfants, avaient peu à peu succombé sous leurs yeux.

«  Il semblerait que les personnes à bord aient réussi à appeler les secours avant que leurs téléphones ne soient endommagés par l’eau et qu’elles perdent aussi leur GPS, mais la trace de ce bateau a été perdue par les autorités et personne n’a cherché à savoir ce qui s’était passé. Les personnes survivantes racontent qu’elles ont vu des drones et des hélicoptères les survoler, que des bateaux les ont abordées et qu’ils sont repartis. Cela signifie que des gens savaient exactement dans quelle situation ces personnes se trouvaient, parce qu’il ne peut pas y avoir d’ambiguïté quand on rencontre ce genre de petit bateau avec des gens en train de mourir dessus.  » Dans cette vidéo, elle dit son indignation et sa colère. (...)