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France 3
Quand une candidate RN transforme une école de cirque en "groupe antifasciste" à l’approche des municipales
#RN #TRAC #antifascisme #educationPopulaire
Article mis en ligne le 16 novembre 2025
dernière modification le 10 novembre 2025

TRAC, qui œuvre pour l’enseignement des arts du cirque et du spectacle vivant, a été la cible d’Anne-Sophie Frigout, candidate (Rassemblement national) à la mairie de Reims (Marne). Accusée d’être “proche des milieux antifas”, l’association dénonce une instrumentalisation politique, à quatre mois des municipales.

L’association, connue pour ses activités autour des arts du cirque et du spectacle vivant, a publié le 7 novembre un communiqué dénonçant des “fausses informations” et des “accusations grotesques” tenues à son encontre sur les réseaux sociaux.

Dans deux publications Facebook, en juin puis début novembre, Anne-Sophie Frigout affirme que “l’argent des Rémois” financerait des “événements antifascistes” et met en cause la mairie pour avoir accordé des subventions à la TRAC, qu’elle décrit comme “proche des milieux antifas”. (...)

Le candidate d’extrême-droite y associe également un argumentaire plus large sur les mouvements antifascistes, qu’elle accuse d’avoir été responsables “d’intimidations, de menaces, de dégradations, de violences et parfois d’actes antisémites en Europe”, ajoutant que plusieurs pays les ont classés comme “organisations terroristes”.
Des subventions critiquées (...)

Dans son communiqué, la TRAC dénonce des attaques répétées et des propos mensongers, quatre mois avant les municipales. Elle assure que les accusations de la candidate reposent sur une méconnaissance totale de ses activités (...)

L’association rappelle qu’elle agit depuis près de quarante ans dans le domaine de l’éducation populaire et de la diffusion artistique, notamment à travers le festival Jonglissimo, le Festival Fracas, les concerts Croix-Rouge ou encore des actions culturelles dans les quartiers.

Elle précise que la subvention municipale évoquée par la candidate finance uniquement des ateliers de cirque sur le temps périscolaire. “Ce type de dispositif permet chaque année à des milliers de jeunes rémois de découvrir des pratiques artistiques, dont les arts du cirque”, défend l’association.

Controverse sur fond de campagne municipale

La polémique prend racine autour de l’espace Le Temps des Cerises, géré par la TRAC, qui accueille régulièrement concerts, projections, débats ou festivals. En juin, le lieu avait hébergé le Festival du film antifasciste de Reims, organisé depuis quatre ans par la Ligue des droits de l’Homme.

Selon l’association, c’est la présence du mot “antifasciste” sur l’affiche de ce festival qui aurait suscité les premières critiques d’Anne-Sophie Frigout. (...)

La TRAC conclut son communiqué en réaffirmant son attachement aux valeurs démocratiques : “Aussi longtemps que les mouvements d’extrême droite n’arriveront pas au pouvoir pour saper les principes d’égalité, de démocratie et de citoyenneté, nous accueillerons fièrement la Ligue des droits de l’Homme, y compris le Festival du film antifasciste.”