Le parti néerlandais d’extrême droite est arrivé largement en tête des élections législatives mercredi aux Pays-Bas. Le leader du mouvement, Geert Wilders, est ouvertement contre l’immigration et islamophobe. Il promet de geler l’asile, de rétablir les contrôles aux frontières des Pays-Bas ou encore d’enfermer et d’expulser les immigrants illégaux. (...)
Mais ces résultats ne sont que le prélude à des mois de discussions, le système politique fragmenté contraignant les partis à négocier pour faire émerger une coalition de gouvernement.
Les différents mouvements politiques accepteront ils de s’allier au PVV ? Son chef, Geert Wilders, est une figure politique connue depuis 20 ans dans le pays pour ses propos islamophobes et anti-immigration. Le responsable politique, parfois qualifié de "Trump néerlandais", a bâti sa carrière en livrant bataille contre ce qu’il nomme une "invasion islamique" de l’Occident.
"Une période très difficile commence pour les musulmans", a d’ailleurs déclaré à l’agence de presse néerlandaise ANP Muhsin Köktas, de l’organisme de contact pour les musulmans et le gouvernement (CMO), après l’annonce des résultats. (...)
Lors d’une autre réunion électorale, le leader d’extrême droite promettait une ville "avec moins de charges et si possible avec aussi moins de Marocains".
Après quatre ans de procédure judiciaire, la cour d’appel de La Haye a finalement tranché en 2020 : Geert Wilders n’a pas été reconnu coupable d’incitation à la haine et à la discrimination mais la justice a cependant estimé qu’il avait insulté collectivement un groupe minoritaire, sans toutefois prononcer de peine.
Ses prises de positions lui valent de vivre sous protection policière, en raison des menaces de mort à son encontre.
Plus récemment, le dirigeant politique a tenté de calmer sa rhétorique populiste et de se concentrer sur d’autres préoccupations des électeurs que l’immigration, comme le coût de la vie. Il s’était également dit prêt à mettre de côté ses opinions sur l’islam pour gouverner. (...)
Mais le manifeste du PVV a conservé son ton xénophobe. (...)