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France TV Info
"On me propose 900 euros brut pour travailler au Portugal" : l’usine Sanifirst ferme son site français et divise les salaires par deux
#delocalisations
Article mis en ligne le 2 octobre 2024
dernière modification le 29 septembre 2024

Le groupe Presto, leader français de la robinetterie spécialisée, a décidé de fermer son site de production Sanifirst à Gond-Pontouvre en Charente, pour délocaliser au Portugal. Presto invoque la nécessaire fermeture de l’entreprise pour préserver sa compétitivité. Et propose aux neuf salariés charentais d’aller travailler au Portugal, dans des conditions qu’ils jugent inacceptables.

L’entreprise, qui vante "la robinetterie française la plus écologique et la plus économique" sur la page d’accueil de son site internet, a annoncé sa décision de fermer le site charentais en janvier 2025, pour transférer la production à Maia au Portugal. (...)

Des difficultés économiques contestées

Presto s’appuie sur l’évolution de la loi travail de 2018, qui autorise "une suppression ou transformation d’emploi" en raison de la "baisse significative des commandes ou du chiffre d’affaires" pour justifier sa décision de fermer le site Sanifirst.

Un argument contesté par les représentants syndicaux de Sanifirst, qui présentent au contraire un bilan financier de l’entreprise affichant un chiffre d’affaires qui aurait presque doublé en dix ans. (...)

Des difficultés économiques contestées

Presto s’appuie sur l’évolution de la loi travail de 2018, qui autorise "une suppression ou transformation d’emploi" en raison de la "baisse significative des commandes ou du chiffre d’affaires" pour justifier sa décision de fermer le site Sanifirst.

Un argument contesté par les représentants syndicaux de Sanifirst, qui présentent au contraire un bilan financier de l’entreprise affichant un chiffre d’affaires qui aurait presque doublé en dix ans. (...)

De nouvelles propositions à venir

Les 9 salariés de Sanifirst se disent aussi inquiets pour l’avenir du second site de production de Saint-Georges-de-Didone.

Le groupe Presto, dont le siège est implanté en Île-de-France, n’a pas répondu à nos sollicitations. La direction a prévu de se déplacer à Angoulême ce lundi 30 septembre, pour faire de nouvelles propositions à ses employés.