De fortes explosions ont secoué en pleine nuit Caracas et sa région. « Nicolas Maduro et sa femme ont été capturés et exfiltrés » en dehors du Venezuela, a affirmé samedi Donald Trump dans un message sur son réseau social.
De fortes explosions en pleine nuit, et une annonce quelques heures plus tard. Le président états-unien, Donald Trump, a confirmé qu’une « opération américaine » a été menée au Venezuela samedi matin, et affirme qu’elle a abouti à la « capture » de son président, Nicolás Maduro, et de son épouse.
« Les États-Unis d’Amérique ont mené avec succès une frappe d’envergure contre le Venezuela et son dirigeant, qui a été capturé avec son épouse, et exfiltré du pays », déclare-t-il dans un message publié sur son réseau, Truth Social. « Cette opération a été menée conjointement avec les forces américaines », ajoute-t-il, précisant qu’une conférence de presse se tiendrait aujourd’hui dans son complexe de Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride.
De son côté, Christopher Landau, le numéro deux du département d’État à Washington, a annoncé sur le réseau social X l’arrivée d’un « jour nouveau pour le Venezuela ». « Le tyran est parti. Il va maintenant – enfin – répondre de ses crimes devant la justice. » (...)
De fortes explosions ont secoué en pleine nuit Caracas et sa région. Elles ont duré plus d’une heure peu avant 2 heures du matin à Caracas et dans les environs de la capitale et se sont poursuivies jusqu’à 3 h 15, a constaté un journaliste de l’AFP.
Aussitôt, le président du Venezuela, Nicolás Maduro, avait décrété l’état d’exception et appelé à la « mobilisation » après « l’agression militaire des États-Unis ».
« Le Venezuela rejette et dénonce […] la très grave agression militaire perpétrée par […] les États-Unis contre le territoire et la population vénézuéliens, dans les localités civiles et militaires de Caracas et les États de Miranda, Aragua et La Guaira autour de Caracas », a indiqué un communiqué du gouvernement.
« L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais, en tentant de briser par la force l’indépendance politique de la Nation », poursuit le communiqué.
Ces déflagrations surviennent alors que Donald Trump avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et affirmé que les jours du président Maduro étaient « comptés », après avoir fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes contre le narcotrafic. (...)
Dans beaucoup de quartiers, les habitants se sont rués à leurs fenêtres et terrasses pour tenter de comprendre ce qu’il se passait. Le courant a été coupé dans certains secteurs de la ville, selon des habitants. (...)
Plus tôt, début décembre, Nicolás Maduro avait posé ses conditions à un éventuel départ, d’après le journal britannique The Telegraph : il aurait demandé à Donald Trump des garanties de sécurité pour lui et ses proches assorties de substantielles exigences financières, ainsi que le maintien de l’appareil actuellement au pouvoir à Caracas.