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RFI
« L’alerte n’a même pas sonné » : en Ukraine, des missiles balistiques russes s’abattent sur le centre de Kharkiv
#guerreenUkraine
Article mis en ligne le 3 janvier 2026

Kharkiv, la deuxième plus grande ville d’Ukraine, a une nouvelle fois été visée par des frappes russes, ce vendredi 2 janvier. En début d’après-midi, deux missiles balistiques Iskander se sont abattus sur l’artère principale de la cité, la rue Sumska, touchant un immeuble résidentiel de cinq étages ainsi qu’un centre commercial fermé. Aucune alerte aérienne n’ayant été déclenchée, l’attaque n’a pas laissé le temps aux habitants de s’abriter avant l’arrivée des bombes.

Le souffle de l’explosion a retenti dans toute la ville alors qu’à l’endroit de l’impact, la scène est apocalyptique avec, au sol, une couche de débris de verre, de béton et de poussière. Les pompes à eau amenées par les pompiers, elles, traversent les voies vers l’épicentre des frappes. Dans les rues adjacentes se mêlent camions de pompiers, ambulances, ainsi que tout le personnel actif sur les lieux : le procureur de la ville, la police, les secouristes, mais aussi les pompiers et des soldats... Au milieu des « officiels », il y a aussi le maire, Ihor Terekhov, entouré de ses adjoints, ainsi que quelques habitants, hagards, qui regardent les flammes qui s’élèvent toujours du bâtiment résidentiel.

« L’alerte aérienne n’a même pas sonné » (...)

l’étendue des dégâts est immense et le paysage terrifiant. Les pare-brise de toutes les voitures ont été détruits, il règne une odeur de gaz, les particules de poussière volent et salissent la dizaine de centimètres de neige au sol. Le bruit des générateurs diesel s’ajoute à celui des morceaux de verre qu’on balaie.

Des habitants sont déjà en train d’apposer des panneaux de bois à leurs fenêtres soufflées, d’autres sont pendus au téléphone. Certains appellent leurs proches pour les rassurer en leur montrant en appel vidéo l’étendue des dégâts. Sur les écrans des téléphones, les visages des proches à distance sont encore plus fermés que ceux des victimes.

Près d’une trentaine d’immeubles touchés (...)

Selon les autorités, il y aurait plus d’une trentaine de blessés, dont la moitié a été hospitalisée, mais des personnes pourraient encore se trouver sous les décombres. Le maire de Kharkiv, Ihor Terekhov, précise sur ses réseaux sociaux que 27 immeubles ont été gravement endommagés. En fin de journée, il a ajouté que le corps d’un enfant avait été retrouvé dans les décombres.

Plus tôt dans la journée, lors de ses vœux à la population, ce dernier avait annoncé d’autres chiffres, ceux des frappes russes de l’année 2025 sur sa ville : il y en a eu 728 au total, qui ont fait 41 morts et 973 blessés parmi les civils. Des attaques qui ont donné lieu à près de 2 600 heures d’alertes aériennes... En ce 2 janvier 2026, ces nouvelles frappes dévastatrices viennent rappeler à qui l’aurait oublié qu’en Ukraine, la population est toujours en première ligne des bombardements russes. (...)