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Le trafic des migrants au coeur de l’industrie textile italienne ?
#migrants #immigration #Italie #exploitation #textile
Article mis en ligne le 28 septembre 2024
dernière modification le 27 septembre 2024

L’Italie, l’un des principaux pays d’arrivée des migrants subsahariens, profite de cette main-d’œuvre bon marché, notamment son industrie textile.

Payés une misère, sans aucun droit dans une économie parallèle, en proie à la mafia et aux réseaux criminels, ces travailleurs de l’ombre participent à la confection des vêtements qui se retrouveront dans les magasins d’Europe et d’ailleurs. À travers l’exemple italien et le fameux Made in Italy, comment l’Europe profite du travail des migrants ?

Avec :

• Audrey Millet, historienne, chercheuse à l’OsloMET et au Laboratoire d’anthropologie du travail à l’Université de Bologne. Elle étudie les liens entre le « made in Italy » et le crime organisé. Autrice de L’Odyssée d’Abdoul - Enquête sur le crime organisé (Les Pérégrines, 2024).

• Abdoul, tailleur ivoirien, embarqué pour l’Italie, arrivé à Prato, la cité du textile en Toscane, après des mois d’exploitation et de privation en Libye.

Un reportage de Justine Rodier, correspondante pour RFI à Marseille :

Adolescents, seuls et souvent contraints de dormir dans la rue, parfois des mois, avant de trouver un refuge... les mineurs non accompagnés sont particulièrement exposés aux réseaux criminels. À Marseille, ils sont des cibles parfaites pour les trafiquants de drogue à la recherche de main-d’œuvre. Ces mineurs étrangers ne savent pas se repérer dans la ville et ne peuvent pas quitter le Réseau s’ils le souhaitent... ils ne peuvent pas non plus dénoncer leurs commanditaires à la police en cas d’interrogatoire puisqu’ils ne les connaissent pas... parfois ils ne parlent pas français... et personne ne partira à leur recherche s’ils disparaissent car personne ne sait qu’ils existent. Du pain bénit pour les gangs qui approchent les campements et les distributions alimentaires pour recruter. Notre reporter est allée à la rencontre de ces jeunes, dans le centre de la cité phocéenne.

Et en fin d’émission, la chronique d’Estelle Ndjandjo, sur l’évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd’hui, une tendance, celle des mariages, qui finissent systématiquement sur les réseaux sociaux.