Confronté au dilemme de besoins élevés en personnel qualifié venu de l’étranger dans un contexte de montée de l’extrême droite, l’Allemagne vise à devenir un pays à immigration ciblée, sur le modèle du Canada. Le chancelier Olaf Scholz a entamé, dimanche, un voyage de deux jours en Asie centrale. Il doit notamment se rendre en Ouzbékistan.
En Ouzbékistan, Olaf Scholz signera l’un des accords bilatéraux qui doivent constituer la base de la politique migratoire de l’Allemagne : des visas pour la main-d’œuvre qualifiée, en échange de la promesse que le pays reprendra ses éventuels clandestins.
Des partenariats de ce type se multiplient. Berlin en a conclu avec l’Inde, la Géorgie et le Maroc. Mais l’Ouzbékistan ne va pas résoudre les problèmes de main-d’œuvre de l’Allemagne.
Olaf Scholz espère surtout un approfondissement de la relation bilatérale sur un autre sujet. L’Allemagne, qui ne veut pas entretenir de relations diplomatiques avec les Taliban, mise sur la médiation de l’Ouzbékistan, pays voisin de l’Afghanistan, pour renvoyer vers Kaboul 13 000 Afghans déboutés du droit d’asile qui vivent aujourd’hui sur le sol allemand.