En attendant que le projet de loi du gouvernement Meloni qui durcit ultérieurement les mesures anti-migrants soit entériné par le Parlement et l’application du Pacte européen asile et migration (juin 2026), les centres d’identification et de rétention en Albanie, qui ont fait l’objet de plusieurs revers juridiques, restent pratiquement à l’arrêt. En outre, pour la première fois la justice italienne a condamné le ministère de l’Intérieur à indemniser un migrant transféré à son insu d’Italie vers le centre de rétention de Gjadër.
Le migrant en question est un homme d’origine algérienne de 50 ans, en Italie depuis 19 ans, père de deux enfants qu’il a eus avec sa compagne italienne, mais sans titre de séjour valide. Raison pour laquelle il a été placé, en avril 2025, au sein d’un centre de rétention dans le nord-est du pays, non loin du domicile familial.
Puis on lui a annoncé, sans décision écrite et motivée, qu’il serait emmené dans un autre centre, situé dans le sud de l’Italie. En réalité, il a été a transféré, menottes aux mains, par la Marine militaire vers le centre de rétention de Gjadër, en Albanie. (...)