En Indonésie, quatre soldats ont été inculpés ce mercredi 29 avril pour leur rôle présumé dans une violente attaque à l’acide contre un militant des droits humains. Une affaire qui rappelle les heures les plus sombres des plus de 30 années de dictature de Suharto dans le plus grand pays musulman au monde. La victime est le coordinateur d’une ONG de défense des droits humains, opposé à la hausse de l’influence de l’armée dans la vie politique. Il a été gravement blessé à l’acide en mars. L’attaque illustre le climat politique très tendu en Indonésie, elle a provoqué une levée de boucliers au sein de la société civile. Et le choc a été d’autant plus grand qu’il existe des images.
(...) « L’inculpation de quatre militaires peut être considérée comme une étape vers la responsabilisation. Mais cela n’est pas suffisant : car cela n’inclut pas toute la chaîne de responsabilité ».
L’enquête menée par les ONG a permis d’identifier 16 personnes impliquées dans la tentative d’assassinat. L’avocat est clair, Andrie a été ciblé pour son opposition à la loi élargissant les pouvoirs de l’armée.
« Son travail défie constamment les intérêts puissants, en particulier ceux qui soutiennent le rôle accru de l’armée au sein du gouvernement ».
Répression des manifestants, minorités opprimées, attaque sur la liberté de la presse. Le tournant autoritaire de Prabowo Subianto le chef d’Etat indonésien inquiète. (...)
La France est l’un des principaux fournisseurs d’armes de l’Indonésie.