La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet prend ses distances avec les propos de Bruno Retailleau sur l’État de droit. Le ministre de l’Intérieur avait estimé dans un entretien paru dimanche dans le Journal du dimanche que « l’État de droit n’est pas intangible, ni sacré ». « C’est un ensemble de règles, une hiérarchie des normes, un contrôle juridictionnel, une séparation des pouvoirs, mais la source de l’État de droit, c’est la démocratie, c’est le peuple souverain », avait-il complété, en évoquant le meurtre de Philippine.
Des propos qui « inquiètent » la présidente de l’Assemblée nationale. « Lorsque la situation est tendue, lorsqu’il y a des crises, il ne faut surtout pas remettre en cause l’État de droit », a insisté Yaël Braun-Pivet ce lundi sur France 2. « L’État de droit, c’est ce qui protège notre démocratie, c’est ce qui protège tous les citoyens de notre pays », a-t-elle ajouté, avertissant : « soyons extrêmement respectueux de notre cadre, ce n’est vraiment pas le moment de tout chambouler ». (...)
Dès son arrivée place Beauvau, Bruno Retailleau avait prévenu qu’il passerait par décrets pour faire passer certaines mesures notamment de lutte contre l’immigration. La présidente de l’Assemblée n’est pas la seule au sein du camp présidentiel à avoir marqué ses distances avec le ministre de l’Intérieur. L’ancienne Première ministre Élisabeth Borne estime pour sa part que « l’heure n’est pas à tenir des propos clivants ». « L’État de droit est quelque chose de sacré », a-t-elle insisté ce lundi sur BFMTV - RMC, appelant à « éviter de crisper le pays ». (...)
« Moi je préfère la droite Moussa à la droite des Français de papier », a abondé sur TF1 le député du camp présidentiel Mathieu Lefèvre, opposant Gérald Darmanin dont le 2e prénom est Moussa, à son successeur qui avait qualifié les Français issus de l’immigration de « Français de papier ». (...)