
Au moins sept exilés ont perdu la vie jeudi dans un naufrage survenu au large de l’île de Lesbos, en mer Égée. Vingt-trois personnes ont pu être secourues mais les opérations se poursuivent pour tenter de retrouver d’éventuels survivants.
C’est un nouveau drame en mer Égée. Jeudi 3 avril, au moins sept migrants sont morts dans le naufrage de leur bateau près de l’île de Lesbos, selon le dernier bilan donné par la police portuaire.
Les gardes-côtes grecs ont indiqué que 23 personnes avaient pu être secourues mais les opérations se poursuivaient dans la matinée pour tenter de retrouver des survivants. Au total, une trentaine de migrants se trouvaient à bord du bateau lorsqu’il a quitté la Turquie, selon les gardes-côtes.
Les naufrages sont fréquents lors de ces traversées périlleuses entre les côtes turques et les îles grecques voisines, telles que Samos et Lesbos, points d’entrée dans l’Union européenne (UE). De nombreux exilés sont morts sur cette route. (...)
Le gouvernement conservateur grec n’a cessé ces dernières années de durcir sa politique migratoire. "Si vous souhaitez entrer illégalement en Grèce et que vous n’avez pas droit à l’asile, nous ferons tout notre possible pour vous renvoyer d’où vous venez", a déclaré le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis devant le Parlement mercredi. "Les passeurs et les ONG qui coopèrent avec eux ne détermineront pas qui entre dans notre pays", a-t-il ajouté.
Les gardes-côtes grecs ont été plusieurs fois condamnés pour leur gestion des migrants aux frontières du pays, en mer Égée ou au niveau du fleuve Evros. Ils sont notamment accusés par de nombreuses organisations de pratiquer des refoulements illégaux et de faire preuve de violences envers les exilés.
Les gardes-côtes mis en cause (...)