(...) Rappel des faits
Le 23 juin dernier, les Faucheurs volontaires d’OGM se sont introduits sur le site de BASF Agri-Production, situé dans le ville de Genay près de Lyon. Leur visite a permis de révéler la présence de Fastac, un produit pesticide, ainsi que de sa substance active : l’alpha-cyperméthrine.
Suite à cette action, un contrôle de l’inspection des installations classées a été diligenté par la DREAL Auvergne – Rhône-Alpes. Résultats : cette inspection a confirmé la présence de Fastac et de sa substance active mais aussi dévoilé la présence de formulations à base de chlorfénapyr, une autre substance interdite. Ce rapport estime les quantités de Fastac destinées à l’export vers des pays hors UE à plusieurs dizaines de milliers de litres. (...)
BASF se défend de toute illégalité en contestant l’interprétation des dispositions du code rural et avançant que les motifs de retrait des autorisations des substances ne sont pas “des raisons liées à la protection de la santé humaine ou animale ou de l’environnement” mais des décisions des demandeurs de mise sur le marché et que ces substances ne présentent pas de danger.
Au-delà de ces poursuites judiciaires, nous demandons :
- L’interdiction de la production, du stockage, de l’importation et de l’exportation des pesticides interdits peu importe le motif de non approbation ou non-renouvellement de la substance active ;
- L’extension de cette interdiction aux substances et produits biocides pour lesquelles la substance active est identique à celle d’un pesticide interdit ;
- Le portage de cette ambition par la France à l’échelle de l’Union européenne afin de faire cesser ce commerce toxique.
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