Au terme de négociations avec le Parquet national financier, la banque HSBC a accepté de payer 267 millions d’euros pour solder une fraude fiscale de grande ampleur, s’évitant ainsi un procès. Un système de justice négociée avec les grands groupes qui s’ancre en France, au détriment de la sanction pénale classique.
L’accord fait suite à celui déjà passé début septembre par le PNF avec la banque française Crédit agricole qui s’était acquittée de 88 millions d’euros d’amendes pour la même fraude que HSBC : le montage dit « CumCum » (en référence à l’expression latine cum dividende). (...)
Les amendes vont tomber (...)
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– (France Info)
La justice négociée, de plus en plus souvent utilisée par le PNF, a permis de récolter 12,5 milliards d’euros, mais elle est également critiquée
En additionnant toutes les sommes récoltées par le parquet national financier (amendes, confiscations, dommages et intérêts, redressements fiscaux), 12,5 milliards d’euros sont entrés dans les caisses de l’État, l’équivalent d’une grosse centaine d’avions moyen-courriers. Mais ces procédures sont également critiquées, considérées comme une "dépénalisation de la corruption", "justice pour les riches", selon les détracteurs du dispositif.
Veiller à ne pas invisibiliser les victimes (...)
Par ailleurs, la justice négociée présente un avantage supplémentaire pour les entreprises. Il n’y a pas d’inscription au casier judiciaire de leurs dirigeants en tant que personnes morales, contrairement aux accords conclus avec les particuliers.